Bienvenue sur le blog agoravin

Ce n'est pas un secret, je vends du vin et d'autres choses aussi.

Mais point d'auto publicité à outrance sur ce blog. Vous y trouverez bien d'autres sujets qui, je l'espère, vous intéresseront.

A bientôt

Manu Millet

Samedi 11 mars 2006

Voici un nouveau venu dans la galaxie des nombreux guides du vin. Celui-ci propose uniquement une sélection de vins réalisés à partir de raisins issus de l'agriculture biologique.

D'un petit format, il est assez pratique dans son maniement.

Elaboré sous la direction de Pierre GUIGUI, ce guide possède 3 parties principales :
- une présentation de l'agriculture bio, de la pratique et des enjeux de celle-ci. C'est clair et ma foi un bon résumer de ce qu'il faut savoir sur ce mode de culture.
- la côte des vins, triés par région/producteur
- des annexes avec des adresses, les résultats du concours amphore entre autres.

J'aime bien ce guide et ses commentaires car je les trouve humains, assez éloignés du langage hyper-technique de l'analyste-dégustateur qui ne fait pas ressortir les émotions mais la composition du breuvage.
C'est donc plutôt sympa.
Autre aspect intéressant, la petite présentation du domaine ou du vigneron, souvent chaleureuse. Les informations sur les vins sont les suivantes, outre leur nom et millésime : cépages, rendement, type de vendange, indications sur les levures, filtrages, collages. Une proposition d'accord est faite ainsi qu'un temps de garde.

On y trouve une sélection de bonne facture, quoique finalement assez maigre. En effet 424 vins sont présentés sur 900 évalués. Il manque de grands noms, mais c'est une première édition et nul doute que les vins proposés seront plus nombreux. C'est mon seul regret.

A noter que les différents jurys sont composés de 3 professionnels et d'un amateur, ce qui doit humaniser les commentaires (;-) , ou tout du moins donner une vision 'consommateur'.

Bref, un bon point de départ pour découvrir une autre forme de viticulture et aller vers ces vignerons méritant. Un guide dont je suivrai l'évolution des prochaines sorties.

par Millet Manu publié dans : Lecture
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Mercredi 8 mars 2006

J'avais découvert ce vin avec son millésime 1996, de fort belle facture et depuis j'en ai quelques millésimes en cave. Le 1996 bu récemment commence à fatiguer et il est temps de le boire, mais il est encore agréable.

Le 1998 montre un tout autre aspect. Ce qui m'a étonné, par rapport à son ainé de 2 ans, c'est le boisé assez omniprésent. Certes, on devine bien des arômes de fruits noirs bien mûrs au nez, mais bien dominé par le bois.
En bouche, c'est la même histoire : elle est soyeuse, ample, comme les très bons vins, mais le boisé et son côté grillé vient un peu gâcher la fête.

Si j'osais, je le qualifierais ' d'américain', ou plus généralement anglo-saxon.
Attention, c'est un bon vin, mais je le trouve trop boisé à mon goût.

Donc pas trop d'enthousiasme (Patrick si tu me lis), un vin dans la bonne moyenne.

par Millet Manu publié dans : Vins - Bordeaux
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Samedi 4 mars 2006

Anne Godin possède un petit domaine dans le Lot où elle produit un excellent Cahors et un non moins excellent côteaux du Quercy.
Domaine en biodynamie, elle produit des vins bien équilibrés et ne les vend que quand elle les estime prêts.

Il existe aussi une vendange tardive originale nommée vigne blanche vendange de novembre. Cuvée sans soufre, 100 % mauzac, qui fait essentiellement ressortir des arômes de pomme mure. C'est un vin fin dont on sent bien la surmaturité. C'est très agréagle et finalement frais en bouche avec des fragances qui sortent de l'ordinaire.

Bon, c'est sans soufre et donc attention à la température de conservation. Je n'ai pas fait attention et quelques bouchons ont sauté, vidant quelques bouteilles. Pour celles qui ont résisté à cette refermentation. Il y en a qui doivent encore être tranquilles, d'autres avec un bouchon en phase de sortie sont ... pétillantes.
Bizarre ce moelleux pétillant. Une curiosité, qui propose toujours sont goût de pomme et maintenant un léger goût de levure. Mais ce n'est pas désagréable du tout.

Mais pour la conservation, on ne m'y prendra plus (;-) 

par Millet Manu publié dans : Vins - Sud ouest
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Vendredi 3 mars 2006

Je ne suis pas un grand fan des beaujolais, sauf du morgon de Marcel Lapierre, mais je dois dire que ce chiroubles me laisse toujours une bonne impression.

J'en bois depuis quelques années déjà et j'ai toujours apprécié le fruit dans sa jeunesse, sans pour autant être dilué.
Oublié dans un coin de ma cave, je ne me faisais pas trop d'illusion : 6 ans pour un vin qui se doit d'être un vin de soif.

Que nenni ! Sa texture n'a pratiquement pas bougé et si le fruit éclatant s'est changé en notes plus feutrées, hé bien il est toujours bien agréable. On peut imaginer qu'il va bientôt être sur la pente descendante, mais pour le moment, c'est plutôt bien.

Un vin bien adapté à la charcuterie sur le pouce, au comptoir d'un bar à vin.

par Millet Manu publié dans : Vins - Beaujolais
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Lundi 27 février 2006

Il n'est nul besoin de rechercher la sophistication : le plaisir se trouve dans la simplicité.

Vous prenez un beau poulet fermier (2.7 kg !) et vous le faites cuire au four avec pommes de terre du jardin, oignons, tomates qui vont cuire dans le jus. Quelques herbes et le tour et joué.

Comme il faisait froid en cette journée d'hiver, j'ai choisi d'accompagner cette volaille d'un Crozes-Hermitage rouge 1999 cuvée Alméric Bouvet de Gilles Robin.

Un nez sur les fruits noirs et des bois, une belle structure et encore de la fraîcheur. Avec le plat, ce sont des arômes compotés de fruits qui ressortent et le vin devient très soyeux, vraiment très agréable.

par Millet Manu publié dans : Accords
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Dimanche 26 février 2006

 Hier dimanche, je me suis dit qu'il était temps de tailler, ne sachant pas quel serait mon temps libre en mars avec la naissance imminente.
Il faisait froid et je suis content de n'avoir que 50 pieds dans le jardin.

Pour rappel et pour ceux qui n'ont pas assisté aux début de cette vigne sur www.onestbien.com, j'ai planté 50 pieds de pinot gris (So4) le 22 mai 2003. Malgré la canicule et aucun arrosage, tous les pieds ont survécu.

J'ai fait ma première vendange le 22 septembre 2005 et la récolte était de 38 kg de raisin qui m'ont donné 22 litres de jus (plutôt bon) avec une densité de 1088.

Une fermentation d'un mois pour descendre à 994 et depuis, ça se repose en bonbonnes à la cave.

Le but n'est pas de faire le top du must du vin de garage, mais plutôt d'observer les processus de croissance de la vigne ainsi que de la fermentation.

Pour le moment, le nez est sympa (ça sent la pomme (;-)), par contre en bouche ce n'est pas terrible.

Je n'ai pas traité une seule fois la vigne depuis la plantation (aucune maladie) et la fermentation s'est faite grâce aux levures indigènes.

Je suis curieux de voir tout cela évoluer. En tous cas, je vais beaucoup apprendre.

(La photo, un pied fin août 2005)

par Millet Manu publié dans : Ma vigne
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Dimanche 26 février 2006

Christine et Eric Nicolas, du domaine de Bellivière sont passés en coup de vent vendredi pour m'apporter ma commande. Ils se rendaient au salon de Corny (57) et c'était l'occasion de faire un peu connaissance.

Ce fût court, mais c'est un couple très sympathique et nul doute que nous ferons en sorte que notre prochaine rencontre soit un peu plus longue.

Il était tard, mais j'ai ouvert un riesling 1999 vignoble de Katzenthal de chez Meyer-Fonné. Une fois la bonne température atteinte (il était un peu froid), il a développé de beaux arômes de fruits blancs, aucun 'pétrolage' et un bel équilibre. Sa minéralité en fait un beau vin de gastronomie.

C'était ma dernière, dommage.

par Millet Manu publié dans : Vins - Alsace
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Dimanche 19 février 2006

De passage à l'heure de l'apéro (;o) chez un client pour lui livrer quelques verres, voici qu'il me propose de partager un peu de la bouteille ouverte devant lui.

Bien m'en a pris car ce gewurz a fière allure. Le temps a fait son oeuvre, mangé quelque peu les sucres résiduels, le cépage a perdu de son exubérance pour proposer un vin toujours parfaitement équilibré, jouant plus sur la subtilité.

Une belle longueur et une bouche complexe, c'est vraiment sympa pour un vin de plus de 16 ans.

par Millet Manu publié dans : Vins - Alsace
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Vendredi 17 février 2006

Trois anniversaires en quatre jours, plus une fête, il n’en fallait pas plus pour trouver un prétexte pour se mettre à table.

Pour cette deuxième édition, nous nous retrouvons à Martelange chez Sabine et Serge. Les autres : Mélinda et Frédéric, Véronique et Jean-Dominique, Annick et Manu.

Un petit rappel du principe : chaque couple prépare un plat et apporte un vin qui doit s’accorder le mieux possible avec celui-ci.

Pour commencer, quelques bulles : Champagne Jacques Beaufort Brut Grande  Réserve 1989 (dégorgé en 2000). Serge l’a trouvé un peu fatigué, mais il y avait beaucoup de finesse et une belle vinosité.

Premier plat : une tarte au saumon très goûteuse et légère (miam)

Premier vin : Gascogne Blanc, UBY 2004, majoritaire (Ugni Blanc + Colombard). On est surpris par le fruit de ce vin. De la fraîcheur et un sentiment de plaisir. Sympa comme tout et l’accord fonctionne plutôt bien. Une belle découverte.

Deuxième plat : Saint-Jacques sur lit de lentilles et sauce au corail (appréciées semble-t-il)

Les vins : nous avons essayé 2 vins plutôt opposés. Le premier, un Pessac-Léognan blanc, Couhins Lurton 1998, 100% sauvignon. Un peu trop boisé suivant le goût de certains, mais plutôt bien intégré pour d’autres, il présentait une belle matière et était  vraisemblablement au mieux de sa forme avec un bel équilibre.

Le deuxième, un gewurztraminer grand cru Hengst 1995 de chez Josmeyer (cadeau d’Isabelle Meyer pour mon anniv, merci à elle). Quelques notes de botrytis au nez pour ce vin charmeur, aromatique et plutôt sec. Il a une belle structure et pas mal de classe. Il n’a pas l’exubérance parfois exagérée de ce cépage, mais joue sur la finesse.

Au niveau accord, le Pessac s’en sort plutôt mieux que l’alsacien, même s’il n’y a pas de faute de goût pour autant. C’est quand même pas mal.

Troisième plat : Filet de biche, spätzle à l’ail des ours et purée aux choux de Bruxelles. (excellent)

Le vin : Amarone Della Valpolicella Classico  1996, Maison Allegrini. Carafé assez longtemps à l’avance, il est dense et concentré, très riche. On sent qu’il y a de la matière. C’est très bon. De plus il s’accorde très bien avec le plat.

Quatrième plat : fromages divers (Langres, Chavrot, Munster géromé)

Les vins : les mêmes que pour les Saint-jacques (il en restait un peu, hé oui). Le Pessac allait bien avec le chêvre et le gewurz avec le Langres et le Munster.

Cinquième plat : Un énorme gâteau au chocolat (ya bon)

Le vin : rivesaltes tuilé 1985 domaines Cazes. Le rivesaltes et le chocolat, un beau couple. C’est bien bon un rivesaltes de 20 ans.

Un café, pas d'addition, une belle soirée

par Millet Manu publié dans : Accords
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Mardi 14 février 2006

Un petit détour chez Meyer-Fonné pour prendre ma commande, on charge, on se dit à bientôt et en route pour Wintzenheim.

Josmeyer est un des plus anciens domaine en Bio d’alsace et leur réputation n’est plus à faire : le domaine produits de grands vins, de garde, taillés pour la gastronomie.

 

Je suis donc accueilli par Isabelle Meyer que je suis dans l’espace dégustation. Une chose est certaine, elle aime parler de ses vins et c’est peine d’énergie et de passion qu’elle les présente, les décrit. Elle est très attentive également aux accords que l’on peut réaliser avec ceux-ci.

Je dois dire que j’ai peu d’expérience avec ce style de vin. Autant les vins du matin reflétaient la richesse du fruit alliée à l’expression du terroir, autant là on passe dans un autre monde.

 

Ce sont des vins très secs, sans pratiquement aucun sucre résiduels, avec une structure d’une droiture à faire pâlir de jalousie un officier prussien.

Ah, on sent le fruit, mais on sent bien que la force et la finesse du vin ne demandent qu’à s’exprimer avec le plat idéal pour un mariage magique.

 

Ce sont des vins haut de gamme qu’il faut attendre patiemment, et je me rends compte pourquoi.

Alors, j’ai retenu, car le choix est immense :

 

Auxerrois H 2002 : minéral et racé, une expression de ce cépage étonnante
Riesling grand cru Hengst 2002 : un très beau riesling, droit, d’une grande finesse
Riesling grand cru Brand 2002 : LE vin de gastronomie, une superbe structure
Pinot gris grand cru Hengst 2002 : une minéralité arômatique si l’on peut dire. Très beau vin
Gewurztraminer grand cru Hengst 1995 : il est prêt. Beaucoup de finesse avec des notes de botrytis
Gewurztraminer grand cru Hengst 2002 : le petit frère du précédent. Très délicat et à attendre aussi.

Voilà. J’ai découvert une autre facette du vin alsacien. Je n’ai plus qu’à me mettre à la cuisine pour les mettre en valeur.

 

Fin du voyage, il faut rentrer, la voiture bien chargée. Merci à Isabelle pour son accueil chaleureux. Et un conseil si vous la rencontrez, méfiez-vous de ses yeux, vous pourriez vous y noyer ( ;-)

par Millet Manu publié dans : Visites
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